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Chapter 6 No.6

St-MICHAEL, 27 JUIN 1897

Or, en ces temps reculés qui sont d'hier, comme la Sibérie, sa s?ur jumelle du détroit de Behring, l'Alaska n'était qu'une prison de glace: chaque été, elle ouvrait ses portes pour recevoir un certain nombre de désespérés; deux ou trois navires, arrivant de Californie, les déposaient à St-Micha?l, à l'entrée du Yukon, où de petits transports à roues, d'un faible tirant, venaient les prendre pour remonter à l'intérieur des terres, et les semer ?à et là dans les campements du cercle arctique, Fort Yukon, Circle City ou Forty Mile.

Là, l'immensité sur leurs têtes comme sous leurs pieds, ils s'en allaient au hasard des montagnes de glace, des vallées profondes que réveillent pour quatre mois le soleil, et ils en fouillaient le sol, afin de ne pas mourir de faim:-car ils y trouvaient de l'or, juste de quoi acheter les provisions apportées de deux mille lieues et plus, pas assez pour s'en retourner. Mais ils avaient l'espérance, que n'ont pas les for?ats du tsar; ils savaient qu'un jour viendrait où leur pic frapperait enfin les trésors rêvés. Oui, ils le savaient comme on sait qu'un Dieu existe quelque part autour de nous: et cette pensée unique,-toute leur ame, toute leur vie,-cette patience et cette foi leur faisaient braver la plus misérable existence du monde jusqu'à l'heure où le froid, quelque soir, au bord d'une coulée de glace, venait calmer leurs cervelles malades, et les endormir du sommeil qui guérit si bien les plus mauvaises fièvres.

La grande ville de l'or et des jolies femmes, San-Francisco, qui n'oublie pas son passé, parlait souvent de ce mystérieux nord au seuil duquel, en 1880, un Canadien, Joseph Juneau, avait trouvé du quartz aurifère. Son claim, vendu deux mille francs, était devenu cette fameuse Treadwell où des centaines de pilons, sans jamais s'arrêter, sauf à No?l, dévorent, toutes les vingt-quatre heures, quinze cents tonnes de pierre. Et les touristes qui passaient par là, l'été, emportaient dans la tête la monstrueuse plainte de la silice frappée, broyée, jetée enfin en poussière parce qu'elle est riche. Elle les poursuivait au cours de leur tranquille croisière, le long des fjords de la c?te, elle leur redisait sans trêve, à eux, dont les pères avaient découvert les trésors de la Californie: ?Qu'y a-t-il derrière ces montagnes où a disparu Juneau? On ne l'a plus revu... et les Indiens parlent de rivières pavées de lourds cailloux jaunes, et de volcans qui vomissent du com-juk, un minerai qui doit être de l'or ou du cuivre...?

En 1897, les mêmes anciennes rumeurs affluèrent avec une vigueur nouvelle,-sans que rien, d'ailleurs, par?t les justifier.-Lorsque Tom Tildenn s'embarqua, un matin, avec Patrick O'Hara, sur l'Excelsior, de la Pacific Coast Steamship Co, Fred Sims, le Californien qui lui avait conseillé d'aller tenter fortune au Yukon, lui cria en guise d'adieu:

-Bonne chance!... Revenez-nous milliardaire avec toutes vos dents!... C'est du nord, à présent, que nous viennent les dollars!

L'ex-policeman lui coupa la parole; debout, à c?té de son ma?tre, ou plut?t de son camarade, il lan?ait en l'air son feutre, rugissant à chaque fois:

-Yoho! les boys! En avant vers la fortune! Eh! houp là!

Les boys, qui machaient leur chique sans rien dire, se prirent enfin à son bel enthousiasme. Ce gros gar?on, si plein de santé et d'entrain, méritait assurément de réussir. Des mains se levèrent, il y eut des chapeaux et des foulards agités à bout de bras, puis une clameur:

-Bravo!... Trouvez la veine, mon fils!... Laissez-en un peu pour les autres!... Yoho, Frisco!

Et l'Excelsior, qu'un petit hercule de remorqueur avait tourné au nord-ouest, commen?a à frapper l'eau verte de son hélice pour s'en aller au pays des ours blancs et des icebergs. Une patte en l'air, ses yeux jaunes sur le néant, Caton humait la brise à l'avant du navire. Pat se retourna vers Tildenn, et demanda:

-Pourquoi le gentleman vous a-t-il souhaité de garder vos dents? Elles m'ont l'air d'être encore plus solides que les miennes.

Tom ne répondit pas: comme le chien, il regardait au nord, et, pour en déchirer le brouillard, il e?t donné dix ans de belle santé saine et forte, même... même, peut-être, à c?té d'Aélis! Cependant, c'était pour elle qu'il voulait la fortune,-cette fortune qu'elle lui avait fait perdre-du moins, il se le persuadait; et, durant les jours de farniente qui le bercèrent tranquillement au gré du Pacifique, ce fut cette pensée,-Aélis ou l'or, l'or ou Aélis, il ne savait trop, puisqu'il ne pouvait plus les séparer,-qui l'aida à supporter une terrible réaction morale.

Il était tombé de trop haut pour n'en pas rester longtemps assommé. Ainsi que beaucoup de ses compatriotes, dès le début de sa vie, il avait fait une telle dépense d'énergie qu'il ne lui en restait guère au moment où il en avait le plus grand besoin. L'excitation du prochain départ, la fièvre de sa grande résolution lui avaient fait oublier, ou plut?t l'avaient empêché de se rappeler le ?vendredi noir?, l'arrivée au haut de l'échelle, la dégringolade plus rapide encore. Quand il se retrouva seul avec lui-même, sur l'océan, au milieu d'une centaine d'aventuriers dont il se distinguait encore par les mains ou la tournure, quand il vit devant lui, en chair et en os, ce qu'il serait demain, il eut horreur de sa détermination. Qui donc pourrait lui ?ter de derrière le front le souvenir des jours heureux? Est-ce que la vie serait endurable si le passé, si son passé revenait ainsi le faire saigner et crier en dedans? Il regarda fixement l'eau profonde: au soir du quarantième degré de latitude, elle se rayait de phosphorescences nacrées, où, fantastiques, dansaient les phoques, en route, eux aussi, vers la mer de Behring. Avaient-elles l'air assez heureuses de vivre, ces bêtes-là, devant lui, animal raisonnable, doué d'un corps et d'une... Bah! catéchisme de deux sous!

Un museau humide lui poussa la main: Caton venait demander une caresse. O'Hara, qui le suivait, acheva de rompre son rêve.

-Monsieur Tildenn?... Combien d'argent faut-il pour être heureux?

Tom eut un sursaut, puis se mit à rire:

-?a dépend!,..

-De quoi?

-De la femme qu'on a.

Les deux hommes se turent, un moment; alors, Pat:

-Oh! la mienne, monsieur... La pauvre vieille se contente d'une bouchée de pain, quand elle m'a avec!...

Tom ne répondit rien, mais il se rappelait maintenant celle qui se promit à lui le jour de sa ruine; il se dit tout bas:

?Alors... qu'allons-nous faire en Alaska?...?

*

* *

Huit jours après cette conversation, l'Excelsior traverse le cinquante-quatrième de latitude pour aborder à Unalaska. Ces gigantesques rochers noirs, où viennent pleurer tous les nuages du monde, sont les portails de l'Inconnu, de cette mer jadis russe, entre les deux Sibéries,-celle d'Europe, celle d'Amérique, toutes deux tombeaux d'hommes et tombeaux d'or.-Peu à peu, quand on les a franchis, les rivages du ?Grand pays d'au-delà[8]? sortent des flots, l'?le de Nunivak appara?t ainsi qu'une tortue monstrueuse dormant sur l'eau, puis le bec du cap Romanzof, d'où se lancent, pour pêcher en ca?ack, les Esquimaux ?Innuits?. Enfin, voici un immense delta de plaines, ou plut?t, de marécages verts, déchirés par les eaux noires du roi des fleuves arctiques. C'est le Yukon, qui, l'hiver, gèle jusqu'à soixante pieds de profondeur. Le lendemain nos argonautes arrivent à St-Micha?l, où l'Alaska Commercial Company et la North American Company ont établi leurs quartiers généraux. L'Excelsior jette l'ancre et attend le premier bateau qui descendra de l'intérieur à la suite des glaces.

Le 25 juin de cette année 1897, une véritable tempête chasse au sud les icebergs du détroit; les courtes lames dures de ces mers sans profondeur remontent l'embouchure du Yukon, saisissent le Portus B. Wear, qui est arrivé au milieu du delta, sont bien près de réussir à l'entra?ner au large, où il aurait infailliblement sombré. Aussi, quand deux jours plus tard il arrive à St-Micha?l, les marins de l'Excelsior ne sont pas trop étonnés des hourras qui éclatent en feux de file à son bord. Sans doute, ces braves gens célèbrent la vie, qui, une fois de plus, a triomphé de la mort sur cette tra?tresse de Behring. Quelle peur ils ont d? avoir, pour crier ainsi, à présent qu'ils sont au port! Tenez, voyez! il y en a deux qui dansent sur le pont. On jurerait des ours sur un gla?on à la dérive! Vraiment, ils sont fous... Ils sont fous à lier... Quand leur coquille de noix rase le steamer, toutes les bouches de ses passagers sont ouvertes, toutes les langues de ces mineurs, qui avaient à peu près perdu l'usage de la parole dans leurs déserts, s'agitent et hurlent, tandis que les bras en l'air télégraphient des choses absolument incompréhensibles. Des chiens malamutes, les deux pattes sur le bord, le museau vertical, glapissent mieux que leurs ma?tres, et, par moments, sur toute cette clameur, on entend passer un mot, trois syllabes étranges, toujours les mêmes: ?Klonn-da?-ick!... Klonn-da?-ick!...?

Enfin, il se fait une accalmie relative; son porte-voix aux lèvres, le capitaine de l'Excelsior hèle ces démoniaques:

-Ohé! qu'est-ce qui se passe là-bas? Avez-vous le feu à bord?

On entend un éclat de rire qui sonne dr?lement. Puis une sorte de figure humaine saute sur la poupe; ses vêtements en loques claquent au vent, mais sa voix-une rude voix, par Jupiter!-jette la réponse:

-Nous avons des millions! nous avons trouvé...

Ses camarades ne le laissent pas achever: on le tire en arrière. Il s'agrippe au premier venu; les voilà maintenant qui, enlacés, recommencent la valse de tout à l'heure, en scandant de plus belle ce rythme magique: ?Klonn-da?-ick!... Klonn-da?-ick!...?

Sur la rive, réveillés par ce tapage, les Esquimaux sortent de leurs égouts: rangés en ligne d'athlètes à belle peau luisante d'huile de poisson, pères, mères, enfants, les yeux écarquillés sous leurs couronnes de cheveux à la dominicaine, ils regardent descendre les revenants pales de l'intérieur.

-Pilton! murmurent-ils.

Ce qui veut dire en chinook,-le jargon franco-anglo-russe du nord-ouest:-?Ils ont perdu la raison.?

Les mineurs n'y prennent garde. Ce sont de vrais squelettes dont les longs cheveux, la barbe clairsemée déguisent mal l'horrible émaciation. à première vue, O'Hara en est vivement impressionné quand il vient prendre des nouvelles avec Tildenn. Rien que sur leur mine, la police les arrêterait tous, à New-York! Et quelles guenilles vermineuses!...

Soudain, l'une d'elles lui adresse la parole:

-Avez-vous un bout de tabac, vous?

-Certainement! Tenez... Et alors, vous avez trouvé un peu d'or?

-Un peu d'or?...

La guenille jure deux fois et ajoute:

-Avez-vous un million de dollars en poche?

-???

-Non? Eh bien, ?a revient au même... car, si vous l'aviez, ce ne serait pas assez pour acheter mon claim du Bonanza... Et nous sommes deux cents à en avoir autant. Pas vrai, Williams?

-Parbleu! Il en reste même pour ceux qui n'arriveront pas trop tard... Seulement, il faut emporter des provisions, beaucoup de provisions. Il n'y a plus rien à manger passé Circle City... Y a-t-il des oignons sur l'Excelsior? Je donnerais cinq dollars pour un oignon cru.

-Vous dites?...

-Il a le scorbut,-fit la première guenille.-Les légumes frais vont le guérir... Voulez-vous venir voir mon or?

Pat le suit dans une cabine où, assis sur des bidons de pétrole, des bo?tes de conserves même, des bouts de troncs d'arbres creux, trois hommes fument et jouent au poker. Des carabines sont en travers des couchettes, étagées à deux pieds et demi les unes des autres.

-Ohé! crie leur ami, en voilà un qui vient du dehors et ne veut pas croire sans voir.

Ils se levèrent ensemble et Pat vit de l'or partout dans ces récipients bizarres, dans les couvertures relevées et attachées aux quatre bouts, jusque sur le plancher, où le roulis l'avait fait déborder. Et chacune des soixante cabines du Portus B. Weare recélait les mêmes trésors en pépites fauves, et, à voir ce ruissellement inou?, l'ivresse, qui fait si vite courir le sang à travers le corps, l'ivresse des incroyables réussites vous montait à la tête, vous faisait crier bient?t comme les autres:

-Hourra! vive le Klondike!-L'endroit le plus riche du monde!-Les trésors de Saba!-Circle City n'a plus personne!-Plus que deux blancs au Forty Mile!... Hourra pour le Bonanza!-L'Eldorado est tout en or!-Vive Dawson City!

Oh! le ch?ur fantastique! Berry et sa mascotte Ethel, avec douze cent mille francs! Anderson, le va-nu-pieds de Frisco, avec quatre cent mille! Stanley, le désespéré de New-York, avec cinq cent cinquante mille! Clements, deux cent cinquante mille! Kulju, Cazelais, Picotte, Bergevin, Desrochers, tant d'autres, hier si pauvres, aujourd'hui si riches!... Oh! l'extatique tintement de leurs trésors, le suprême anéantissement de la chair, du sang, de l'ame, devant le roi du monde!

-Et, disaient-ils, nous n'avons fait que gratter nos claims, sur le dessus, grand comme nos chapeaux; d'ailleurs, les plus riches d'entre nous sont restés aux mines parce qu'ils sont aussi les plus ambitieux.

Pat O'Hara est plus ivre qu'il ne le fut jamais aux longues veillées de la 109e rue; et, comme il a grand c?ur, il s'en va de cabine en cabine offrir son flacon de wisky aux revenants, jusqu'au no 11, où il trouve un jeune gar?on couché sur son or et qui lui répond: ?Non?, sans ouvrir ses yeux malades.

-Prenez, prenez, ?a vous fera du bien! insiste Pat de sa bonne voix d'ivrogne. Qu'est-ce que vous avez?

-J'ai plus d'argent que je n'en dépenserai jamais!

-Mais alors...

-Laissez-moi tranquille, voulez-vous? Comme tout le monde, j'ai eu de la chance et de la malchance.

Ce disant, il lève un peu la tête; Pat aper?oit sa bouche: il n'y a plus que des trous et du sang noir à la place des dents. Il en recule d'horreur, et, du coup, le scorbut le dégrise. Il se rappelle le souhait de Fred Sims, au départ, commence à le comprendre, et met la main sur le loquet de la porte.

-Désirez-vous quelque chose?

-Avez-vous du chocolat?

-J'en ai dix livres dans ma cabine de l'Excelsior.

Le jeune homme entr'ouvre les paupières: une flamme revenue de très loin, comme dans un feu mort, en jaillit subitement.

-Courez me le chercher! Tenez...

Au hasard, il fouille sous sa couverture, y prend une poignée d'or, et tend au visiteur environ cent dollars. Pat les prend et se sauve, bouleversé. Il tombe au milieu d'une bande qui regarde se battre trois chiens,-deux malamutes, et, au bout de leurs crocs, Caton.

-Caton, ici! Arrière, chiens de sauvages!

-Tirez votre puce,-crie un mineur;-s?r, elle va se faire dévorer crue! Les dogues n'ont pas mangé depuis quatre jours.

On les sépare, et Caton sort à moitié mort de la bagarre. Son ma?tre se retourne vers le groupe de millionnaires:

-Ah ?à! est-ce qu'on meurt de faim là-haut, bêtes et gens? Quel diable de pays est-ce donc?

Il y a un silence; puis, une voix s'élève on ne sait d'où:

-Vous l'avez dit: c'est un sacré pays! Voilà ce que c'est.

Sous ces yeux qui br?lent, devant ces visages ravagés par l'anémie et la famine, ces bouches saignantes qui s'ouvrent malgré elles pour manger, l'Irlandais a un frisson d'homme gras. Il prend son chien sous le bras, court à la cabine du boy, lui rend son or en disant très vite, sans le regarder:

-Reprenez les pépites; je garde mon chocolat. Charité bien ordonnée commence par...

Mais il n'achève pas, car il éprouve une grande honte; et, pour la secouer, il s'en va raconter à bord de l'Excelsior l'inimaginable découverte du Klondike. Seulement, à travers le flux inutile de ses paroles, il y a une terreur dont il ne parle pas et qui saute derrière chaque pensée, comme ces monstres qui talonnent les enfants dans leurs cauchemars, qui se rapprochent et qui vont les...

Tout à coup, elle le fait s'interrompre au milieu d'une phrase: venant de terre, quelque part dans cette pluie fine qui tombe trois cent soixante jours par an, à St-Micha?l, un jappement s'est fait entendre... Tenez, encore: écoutez!... Là, derrière cette montagne de glace... quelque chose qui a faim, toujours faim, et qui crie, qui crie...

Les oreilles droites, clopin-clopant, Caton se relève, renifle la brise, prend son élan et se jette à la mer.

-Grand Dieu! il se suicide!... Caton, ici, Caton!... Jetez-lui une bouée de sauvetage!

L'ancien policeman se penche par-dessus bord, comme si, lui aussi, il voulait sauter à l'eau. On le retient; le chien jaune, du reste, sait admirablement nager: le voilà qui s'en va au rivage, le petit bout de son museau à chaque instant recouvert par les vagues. Une fois sur le sable, il se secoue, regarde l'Excelsior et semble hésiter.

-Caton! Caton!

Il va se remettre à l'eau pour revenir à son ma?tre, quand le jappement lugubre sort une seconde fois du brouillard; et le roquet du Labrador, le porte-bonheur de Tildenn et d'O'Hara, y dispara?t sur trois pattes... On n'entend plus que les gouttelettes de pluie dans le néant.

Pat s'en est allé se jeter sur son lit: il n'a plus envie de crier, de fumer ou de boire. Le front lui fait si mal!... Le scorbut, l'alcool, les millions, Caton perdu on ne sait où, le bout du monde et le désespoir d'un ciel si bas qu'on le touche de la tête entre les icebergs et les rochers de la c?te, tout cela y sonne, y tourbillonne épouvantablement, avec, par-dessus tout ce branle-bas, le dernier cri d'une femme sensée:

-Brute! oh! brute d'homme! est-ce que tu pourras mieux te so?ler quand tu l'auras enfin, ta fortune maudite!...

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